Invités à la table de la fraternité

Du 8 au 11 novembre, l’association Alliance Assomptionniste a convié laïcs et religieux pour un temps fraternel à Strasbourg sur le thème : « Gastronomie et Fraternité : Le plaisir de la Table »

Le plaisir de la table nous a menés pendant ces trois jours sur des chemins parfois inattendus, des festins de la Bible aux repas que nous préparons et à ceux que nous avons partagés, des premières communautés chrétiennes à nos communautés de 2025, des relations fraternelles de Caïn et Abel, de Jacob et Esaü, du Fils Prodigue et de son frère à nos propres familles, à nos frères de sang et à nos frères de communauté de vie.

Nous avons croisé :

  • St Augustin qui nous dit que chercher Dieu c’est trouver des frères, 
  • Abraham qui accueille les trois inconnus par un vrai festin avant l’annonce de sa descendance (et Sarah qui rit…),
  • Joseph qui offre le meilleur des repas à ses frères qui l’ont vendu, 
  • le père du Fils Prodigue qui veut la réconciliation entre ses fils avant de partager le festin, 
  • Maurice Zundel qui se penche sur le mendiant pouilleux en nous disant qu’il n’y a pas d’autre chemin vers Dieu que le visage de l’homme,

Et enfin, Jésus lui-même, qui dit à Zachée le pécheur « je dois aller manger chez toi » et qui partage chez Simon le repas avec les Publicains.

Evoquons d’autres rencontres avec Saint Augustin qui découvre Dieu : « Je te cherchais mais tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ». Sur la route de la fraternité, le théologien Maurice Zundel nous conduit « De la table du pauvre à la table des noces ». En chemin, nous comprenons que le repas est le lieu de l’Alliance : l’eau changée en vin à Cana en était le premier signe, l’eau de la purification devenant le vin du nouveau Royaume que nous continuons à boire aujourd’hui.

Enfin un religieux nous dévoile comment « Vivre la fraternité en communauté » : le partage des biens, être frère au service des frères, donner à chacun selon ses besoins, sachant que mieux vaut peu de besoin que quantité de biens.

Nos moments de détente : 

Ils furent nombreux et variés : les déambulations à la nuit tombante dans les rues de Strasbourg, les tartes flambées partagées au restaurant, la grandiose cathédrale et le portail des vierges folles et des vierges sages, les colombages de la petite France, le parlement européen qui nous parle aussi de fraternité et de réconciliation, la communauté assomptionniste de l’Orangerie qui vit la fraternité au quotidien. 

La veillée de chant, de musique et de danse et le partage de nos trésors gustatifs régionaux ont clos notre dernière soirée : le bonheur ne peut exister que dans la communication et ces moments furent des moments de bonheur :

« Il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis. » Ps 132, 1

Heureux les invités au repas du Seigneur, 

Merci à tous !

Jacques Darley

Encart : Un peu de pain (Jean Lebon (D200a))

Un peu de pain que l’on partage, nourrit nos cœurs de ton amour,

Un peu de vin sur notre table prédit la joie de ton retour,

Donne à nos existences le poids de ta présence, tout au long des jours :

Aux chemins d’espérance, que ton peuple s’avance,

Jusqu’à ton retour.